5e décès d’enfant migrant en détention aux USA

Carlos Gregorio Hernandez Vasquez, jeune guatémaltèque 16 ans, a été retrouvé mort alors qu’il était en détention dans un poste de police du Texas. Une enquête est en cours afin de déterminer les causes de ce décès.
 

Que s’est-il passé pour ce jeune migrant qui souhaitait immigrer aux USA ?

Les gardes-frontières ont arrêté le jeune homme le 13 mai dans la vallée de Rio Grande et l’ont maintenu en détention durant une semaine avant de trouver son corps sans vie dans une cellule.

Une infirmière lui avait diagnostiqué une grippe lorsque le jeune homme avait déclaré se sentir mal 6 jours après sa détention. Du fait du diagnostic, Carlos s’est vu prescrire un antiviral et fût aussitôt transféré au poste de police de Weslaco, où il a été retrouvé mort le lendemain. Il était prévu que le jeune immigrant soit envoyé dans un centre pour adolescents, mais la crainte de contagion a forcé les autorités américaines à le renvoyer dans sa cellule.

La question se pose de connaître les causes de son décès, mais aussi les raisons pour lesquelles Carlos était en détention pendant une semaine au moment de son décès alors que la loi fédérale impose au département de la sécurité intérieure de remettre aux services sociaux tout mineur non accompagné sous 72 heures.
 

Un constat affligeant pour les personnes en situation irrégulière

Il s’agit là du cinquième décès d’un mineur en détention aux Etats-Unis depuis décembre 2018, soit en à peine 6 mois. Ces décès provoquent constamment stupeur et questionnement quant aux conditions de détention des migrants et à la politique d’immigration menée par l’administration Trump. Amnesty International n’hésite pas à parler de conditions insalubres et de surpeuplement.

Depuis le 1er octobre 2018, près de 460 000 personnes ont été arrêtées à la frontière entre le Mexique et les USA. Les clandestins se rendent en majorité aux autorités afin de faire une demande d’asile, mais les services d’immigration (US Customs and Border Protection) sont débordés. La situation ne va pas en s’améliorant : le gouvernement a annoncé un nouveau durcissement de sa politique d’immigration. La majeure partie des demandeurs d’asile vient du Honduras, du Guatemala ainsi que du Salvador dans le but de fuir la pauvreté et la violence qui rythment leur quotidien.

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