CARAVANE DE MIGRANTS VERS LES ÉTATS-UNIS, TRUMP MENACE DE FERMER DÉFINITIVEMENT LA FRONTIÈRE

Risquant une détention certaine des autorités du territoire américain, mais espérant que l’entrée illégale leur permettent de demander asile, les milliers de migrants d’Amérique centrale bloqués à la frontière des États-Unis ont franchis la clôture.

Des milliers de Centraméricains ont quitté leur pays pour fuir la violence et la pauvreté et ont choisi de ne pas attendre la procédure légale de demande d’asile en se dirigeant vers la ville frontalière mexicaine de Tijuana.

Malgré que le président des États-Unis, Donald Trump, fasse pression sur les autorités mexicaines pour que les immigrants restent au Mexique (le temps d’obtenir une réponse à leur demande d’asile), le flux migratoire ne cesse d’augmenter. Le résultat de cette demande d’asile peut prendre des mois, les migrants prennent le choix de rentrer illégalement afin de se présenter aux autorités américaines et d’être, peut-être, entendus plus rapidement.

Résultat, ce sont 42 migrants qui ont franchi la frontière et ont été arrêtés.

Donald Trump, qui juge ce mouvement comme une “invasion”, a menacé de fermer complètement la frontière face à l’afflux de migrants, et de rejeter les demandes d’asiles déposées par les personnes entrées clandestinement aux États-Unis. Pour le moment, la justice américaine a bloqué ce décret.

UN ACCORD ENTRE GOUVERNEMENT MEXICAIN ET ADMINISTRATION AMÉRICAINE ?

Selon le Washington Post, les demandeurs d’asile arrivés à la frontière passeront un entretien afin de déterminer si rester au Mexique représente un danger. Suite à cet entretien, ils devront attendre (toujours du côté mexicain) une audience devant un juge américain de l’immigration.

Si le juge ne peut pas prendre de décision, ils auront pour obligation de retourner au Mexique en attendant le résultat.

Si le juge refuse, ils seront placés en rétention aux USA en attendant leur expulsion vers leur pays d’origine.