LE DÉCÈS D’UN ENFANT MIGRANT INCARCÉRÉ AUX USA SOULÈVE L’INDIGNATION

Les États-Unis sont confrontés au deuxième décès dans un centre de détention américain en une quinzaine de jours. Des morts qui commencent à alerter le gouvernement américain et l’opinion publique.

IMMIGRATION USA : LES FAITS SUR CE DEUXIÈME DÉCÈS

Le jeune garçon de nationalité guatémaltèque, alors âgé de 8 ans, est arrêté avec son père par le service des douanes et de protection des frontières (CBP) sur le sol américain (près de El Paso, au Texas). En situation irrégulière, il a été transféré d’un centre de détention à l’autre. Puisque l’enfant présentait des signes de maladie, il a été conduit dans un hôpital du Nouveau-Mexique. Dans un premier temps, l’équipe médicale sur place lui a diagnostiqué un simple rhume avant de lui prescrire quelques médicaments. Malgré une poussée de fièvre, le jeune garçon est reconduit au centre. Son état de santé s’est aggravé dans la soirée avec des nausées et vomissements. Malheureusement, le second transfert au centre médical ne l’aura pas sauvé, il est décédé peu de temps après.

À l’heure actuelle, personne ne connaît les causes du décès du jeune garçon. De nouveaux examens sont en cours sur le territoire américain afin de les établir. Le Guatemala demande qu’une enquête approfondie soit menée afin de déterminer les circonstances du drame.

Malheureusement, une quinzaine de jours avant cette tragédie, un premier décès est survenu à El Paso : une fillette originaire elle aussi du Guatemala a perdu la vie. Cette situation a entraîné une vague d’indignation de l’opinion américaine et a soulevé de nombreuses questions quant aux conditions de détention des clandestins.

LA RÉACTION DU GOUVERNEMENT AMÉRICAIN

Pour faire face à la critique, l’administration Trump a promis la mise en place d’examens médicaux plus approfondis pour les enfants détenus à la frontière. La sécurité intérieure a tout de même tenu à préciser que la mortalité dans les centres de détention est quasi inexistante ces dix dernières années.

De nombreuses personnalités politiques se sont exprimées, dans les journaux et sur les réseaux sociaux, sur l’immigration clandestine actuelle et la façon dont les immigrés sont traités. Les démocrates n’ont de cesse de déclarer leur désapprobation ce qui semble être “un mépris de la vie humaine”.

Les autorités américaines reconnaissent être démunies face à la vague d’immigration en provenance d’Amérique centrale car cette dernière est différente des flux migratoires passés du fait de sa composition : 60 % des clandestins sont des enfants et des familles. L’administration Trump ne paraît pourtant pas pour autant vouloir adoucir sa politique d’immigration : difficulté d’obtention des visas USA et surtout la construction d’un mur à la frontière mexicaine pour empêcher l’immigration aux États-Unis ; mur qui suscite bien des débats et même le shutdown d’une partie des administrations.

L’immigration principalement en provenance du Guatemala, Honduras et Salvador s’explique par la violence subie par les populations locales qui voient dans les USA la chance de vivre une nouvelle vie. Il s’agit là d’une nouvelle version du rêve américain.

Vivre légalement aux États-Unis est possible grâce à l’obtention d’une carte verte (green card) mais est devenu très compliqué. Ceci est d’autant plus vrai pour certains pays dont la population ne peut pas prétendre à la demande de ce visa immigrant. En effet, pour espérer vivre aux USA et devenir résident permanent, il faut remplir certains critères comme avoir un excellent niveau d’anglais ou encore trouver du travail sur place. Faire une demande de visa américain s’avère alors impossible pour la plupart de ces ressortissants.

Publié le 18/01/2019