L’ESTA de 90 jours pour les États-Unis

Partir aux USA pour des vacances, un stage, un semestre d’études ou encore un job d’été implique d’obtenir un titre de séjour tel qu’un visa ou un ESTA officiel. Selon le document, vous pourrez rester plus ou moins longtemps sur le sol américain. Nos experts développent sur cette page la durée de l’ESTA, 90 jours consécutifs en l’occurrence. Il s’agit d’une période maximale ; vous pouvez tout à fait voyager aux États-Unis deux semaines et repartir.

En premier lieu, nous vous donnons les clés pour connaître dans les grandes lignes la demande d’ESTA, bien connue des voyageurs français passant leurs vacances ou transitant sur le territoire américain. Ensuite, vous découvrirez les risques à rester là-bas en dépit d’un titre périmé, même si vous possédez un passeport électronique en cours de validité. Lisez bien cet article, cela vous évitera d’éventuelles complications avec les autorités américaines, d’autant plus que le département de la sécurité intérieure plaisante rarement avec les visiteurs ne respectant pas les règles en vigueur.
 

Avec l’autorisation ESTA, jusqu’à 90 jours de suite aux USA

Vous êtes Français et souhaitez visiter les États-Unis pour quelques semaines de vacances ? Pas besoin de visa dans ce cas, il vous suffit de partir grâce au Visa Waiver Program (Programme d’Exemption de Visa). Le VWP vous permet d’éviter la longue démarche d’obtention de visa en demandant simplement un ESTA. Cette autorisation ne nécessite aucun entretien à l’ambassade américaine, en plus de coûter bien moins cher qu’un visa USA. La contre-partie ? Vous ne pouvez résider que 90 jours consécutifs maximum (six mois pour son homologue).

L’ESTA 90 jours vaut pour des vacances, mais aussi pour des voyages d’affaires ou un transit (correspondance aérienne sans quitter l’aéroport américain). Seule condition supplémentaire : posséder un passeport biométrique ou électronique. Évidemment, celui-ci doit être valide ; en outre, son expiration ne doit pas survenir au cours du voyage aux USA. Vérifiez bien la date de validité du passeport.

Afin de s’assurer qu’un visiteur ne compte pas dépasser les 90 jours maximum autorisés, tout demandeur doit renseigner ses dates d’arrivée et de départ (c’est-à-dire les dates aller-retour des vols ou des embarquements) dans le formulaire ESTA, accessible uniquement sur Internet. En effet, à la différence de la demande de visa, celle de l’ESTA requiert seulement de remplir le formulaire en ligne adéquat, disponible sur le site officiel du gouvernement (ou sur une plateforme privée). Bien sûr, vous devez attendre de recevoir une réponse affirmative des systèmes électroniques avant d’accomplir votre voyage aux États-Unis, sous peine de ne pas passer le contrôle.

Attention, la durée de 90 jours de l’ESTA ne doit pas être confondue avec la durée de validité de deux ans. Le document ESTA permet un nombre illimité de déplacements chez l’Oncle Sam pendant 2 ans, tant que chaque déplacement ne dépasse pas 90 jours. Il convient de patienter durant une période « raisonnable » entre chaque séjour (ceci est évalué par un officier de l’immigration). Pour faire simple, lorsque vous revenez d’une excursion de 3 mois, ne retournez pas aux USA quelques jours plus tard, même si votre ESTA est toujours valide. Attendez quelques semaines pour être sûr d’être accepté.
 

Que se passe-t-il en cas de dépassement des 90 jours ?

Plusieurs raisons peuvent amener à dépasser la durée autorisée par l’ESTA :

  • Un oubli : vous vous plaisez un peu trop en Floride ou en Californie et avez oublié de prendre votre avion de retour. Ceci est peu probable mais pas impossible ;
  • Un problème avec la compagnie aérienne ou maritime : votre séjour aux États-Unis devait se terminer exactement au bout de 90 jours avec l’ESTA, malheureusement, vous n’êtes pas parvenu à prendre l’avion ou le bateau vous ramenant en France (ou dans un autre pays bénéficiaire du programme d’exemption de visa américain) ;
  • Une volonté de rester plus longtemps que prévu : en connaissance de cause, vous décidez de dépasser la durée permise par votre autorisation de séjour temporaire ;

Peu importe le contexte, le résultat est le même : vous devenez un immigrant illégal aux yeux du gouvernement américain. Ceci finira sûrement par se savoir, soit lorsque vous quitterez le pays (contrôle de l’ESTA par les officiers à l’aéroport ou au port), soit lors d’un contrôle de routine à l’intérieur des frontières.

Les ennuis commencent alors : non seulement vous pouvez oublier toute nouvelle demande d’ESTA, et plus globalement tout nouveau voyage aux USA, car même une demande de visa risque d’aboutir à un refus en cas d’abus. Peut-être aurez-vous de la chance si vous n’avez dépassé que de très peu les 90 jours autorisés.

Plus grave, vous pouvez être arrêté, expulsé voire passer quelque temps en détention. Mieux vaut vous prévenir d’une telle situation en prenant les dispositions nécessaires. Ainsi, prévoyez par exemple quelques jours de sécurité en cas de voyage de 3 mois : réservez votre billet d’avion aller-retour pour 87 jours au cas où. Sinon, optez pour un visa.

Note : parfois, un souci majeur vous empêche de sortir des États-Unis d’Amérique avant les 90 jours de l’ESTA. Par exemple, une hospitalisation. Il faut alors tout faire pour obtenir et conserver précieusement une preuve matérielle de ce genre de situations imprévisibles. Les responsables de la sécurité nationale pourront se montrer indulgents.

Vous l’avez compris : il est essentiel de bien s’organiser et de rester attentif à la validité de votre ESTA 90 jours quand vous planifiez de voyager aux États-Unis. Sinon, votre séjour touristique ou d’affaires se transformera rapidement en mésaventure à oublier plutôt qu’en rêve américain.

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